Le recensement, un outil essentiel au chercheur
Le chercheur novice désire mieux connaître ses ancêtres. Dans un premier temps, il doit alors fréquenter assidûment les locaux des archives nationales et les bibliothèques des sociétés de généalogie afin de trouver les noms, dates et lieux de mariages de ses ancêtres. Plusieurs volumes pourront l'assister dans cette tâche, telles les collections Tanguay, Leboeuf ou Drouin. Ainsi, assez rapidement, il pourra compléter la première étape d'une ascendance en ligne directe ou d’une généalogie descendante.
Mais le but ultime de ces recherches ne doit-il pas être de mieux connaître le mode de vie de ceux et celles qui nous ont précédés? Comment vivaient-ils? Étaient-ils menuisiers, cultivateurs, notaires? Savaient-ils lire et écrire? Les recensements deviennent alors un outil très utile.
Les trois premiers recensements ont été faits en 1666, 1667 et 1681. À cette époque, deux types de données sont relevés par les recenseurs qui arpentaient les villes et les villages. Dans un premier registre, que nous appellerons «le recensement personnel», étaient consignés tous les renseignements relatifs à la famille et aux biens possédés par celle-ci. Un deuxième registre, «le recensement agricole», couvrait comme son nom l'indique, les statistiques sur les champs en culture, la superficie des terres, les types de cultures et les quantités récoltées.
Les sources de ces documents pourraient être qualifiées de «manuscrites». Bien sûr, les actes notariés et les registres de paroisses demeurent les sources les plus fiables pour certains renseignements. Pour un ancêtre donné, en consultant par exemple le recensement de 1861, nous pourrons découvrir de nombreux renseignements que les différents registres religieux ne peuvent nous révéler, tels le nombre d'étrangers vivant dans la famille, le signalement d'une infirmité chez certains membres de la famille, les biens possédés et bien d'autres renseignements qui nous aideront à cerner le style de vie de nos arrière-grands-parents. Bien plus, en comparant les recensements subséquents, nous pourrons ainsi être en mesure d'évaluer si les conditions économiques de la famille étudiée s'améliorent année après année. On peut également évaluer l'âge auquel les enfants ont quitté la maison, confirmer une date de naissance ou de décès incertaine, connaître les noms des voisins, le nom des domestiques et combien d'autres renseignements impossibles à obtenir d'une autre source.
Nous avons ici réuni quelques liens vers des sites externes de bases de données de recensements qui sauront vous intéresser, quelques-uns au Québec, d'autres dans les Maritimes et les états du nord-est des États-Unis. Tout comme nous, vous serez en mesure d'apprécier cette source de renseignements historiques, souvent méconnue.
Quelques suggestions :
- Recensement du Canada (1901)
- Recensement du Canada 1911
- Recensement de 1851 (Canada-Est, Canada-Ouest, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse)
- The Upper St. John River Valley
- Le Centre de Généalogie
- http://genealogie.org/doc.htm#bases (inscription requise, consultation gratuite)
- Recensement du Bas-Canada 1851 - Comté de Kamouraska
- Family Search
- Automated genealogy
