Les généalogistes
Vincent Levasseur (1923-2006)
Il
est né le 19 mars 1923 à Hull au Québec et fut baptisé à la paroisse
Notre -Dame. Vincent est l’aîné d’une famille de quatre enfants, dont
un frère et deux sœurs. À l’âge de 14 ans, il quitta Hull pour
poursuivre ses études au noviciat des Frères des Écoles Chrétiennes. En
1940, à l’âge de 17 ans, il abandonna le noviciat et entra à la maison.
La guerre battait son plein et la conscription l’obligea à s’inscrire
avec les Forces armées canadiennes. C’est à Saint-Jérôme qu’il recevait
sa formation militaire de base et à Valcartier où il servait dans le
Régiment des fusiliers de Mont Royal. Le sort a voulu qu’il passe la
période de la guerre à préparer le matériel nécessaire que chaque
soldat utiliserait quand il serait outre mer. À la fin de la guerre en
1945, son père décéda et il entra chez lui à Hull et on l’avisait que
ses services dans l’armée ne seront plus requis. C’est cette même année
qu’il fréquenta Murielle et qu’il l’épousa en 1947. Ensemble, ils
s’établirent à Navan, situé à 20 kilomètres d’Ottawa, et ils eurent
trois enfants, Jean, Pierre et Diane. Ayant servi dans l’armée
canadienne, il eut l’occasion d’étudier un métier et il s’inscrit au
Collège Ryerson à Toronto où il a obtenu un certificat en mécanique de
machines. Cette formation lui a permis de travailler dans la région
d’Ottawa pendant plus de 40 ans au sein de différentes sociétés dont le
Couvent de la rue Rideau, la Défense Nationale, la Banque Royale, et
l’Université Carleton.
La photographie, un loisir qui le
passionnait, lui servit à combler ses fins de mois. En plus de son
travail en fin de semaine, il fut embauché pour photographier des
ordinations et des mariages. Non seulement il prenait des photos mais
il revenait à la maison et développait ses propres pellicules. En
après-midi, il s’empressait de retourner vendre ses photos aux invités
qui étaient en fête. Lors de la rencontre des Levasseur à Québec en
1957, Vincent a pris d’excellentes photos, lesquelles seront
accessibles, sous peu, sur le site de l’Association. Le clergé qu’il a
rencontré lors de son travail de photographe est devenu pour lui une
source d’approvisionnement de timbres principalement du Vatican.
Aujourd’hui Vincent conserve une collection enviable de timbre qui fera
l’envie de bien des philatélistes. De 1960 à 1990, le camping a été le
mode de vacance de la famille Vincent Levasseur. Passionné de la pêche,
Vincent entreprenait des expéditions de camping et de pêche dans divers
coins isolés de la province du Québec et de l’Ontario.
C’est en
1980, suite aux décès des oncles de Vincent que celui-ci ressentit le
désir d’apprendre qui sont ses ancêtres. Suite à une visite au
cimetière de Hull, il retrouva la tombe de son arrière-grand-père avec
sa date de naissance et de son décès. De là, ses recherches commencent.
Des visites fréquentes à la Galerie Nationale du Canada où il trouva
des informations dans de vieux recensements du Canada. Il devenait un
membre de l’Association généalogie de l’Outaouais, il établit des liens
avec l’Association des familles-souches du Québec. Il fréquenta les
congrès des Associations de généalogie. C’est à une de ces réunions
qu'il apprenait l'existence du travail de Jean Charles Henri Levasseur
de Seattle qui a fait la compilation de tous les Levasseur émigrés aux
États-Unis. Selon Vincent, 40% des descendants Levasseur sont au
Québec, 35% aux Etats-Unis et 25% dans les autres provinces du Canada.
Au cours d’une période de deux ans, il envoya plus de 2000 lettres à
différentes familles de Levasseur leur demandant des informations au
sujet de leurs ancêtres.
Avec ces informations, Vincent commença
la compilation des Levasseur en Amérique. Il créa une première base de
données et il publia deux volumes en 1992 dont un, avec les descendants
de Laurent et l’autre, de Pierre. Aujourd’hui, Vincent travaille
toujours afin d’améliorer la base de données. Ces contributions aux
Levasseur de l’Amérique sont incalculables et nous lui en sommes tous
très reconnaissants. Vincent se réjouit de ce qu’il a accompli en
généalogie. Mais sa plus grande satisfaction est de réaliser qu’une
équipe de soutien assure le suivi de ce qu’il a commencé.
Henri-Charles Levasseur (1892-1968)
Henri-Charles-Jean
Levasseur est né le 11 juillet 1892 à Chicago, Illinois, dans la
paroisse de Saint-Boniface. Il était célibataire et le dernier de sa
lignée. Il était aussi comptable et chimiste. Il vivait à Portland,
Oregon où il était attitré au service des réclamations de l'emploi; il
a été membre de l’Assemblée législative de l’état de l’Orégon. Il était
aussi membre des Chevaliers de Colomb. Pendant vingt ans, il fit des
études sur les familles Levasseur d'Amérique. Son manuscrit a été
déposé aux Archives nationales de Québec ainsi qu'à la Société
généalogique canadienne-française.
Monsieur Gérard Levasseur
s.c., comme plusieurs autres Levasseur du Québec, a correspondu avec lui
au début des années 50. Il nous le décrit comme une personne de grande
courtoisie. Henri-Charles-Jean Levasseur accumulait en vue de la
production de son ouvrage toute la documentation possible sur les
Levasseur, que ce soit des actes de naissances, de mariages, des
articles de journaux , etc.
J.-F.-Adrien Levasseur (1923-1995)
Né le 21 septembre 1923 à Rivière-du-Loup, J.-F. Adrien est le fils d’Albert Levasseur et d’Alfréda Beaulieu. Il se marie avec Cécile Thibault de Rivière-du-Loup le 17 août 1948. Il est décédé à Longueuil le 14 décembre 1995. Originaire de la paroisse Saint-Ludger de Rivière-du-Loup, Adrien Levasseur commença très jeune à travailler pour le Chemin de fer Témiscouata. Sa carrière débuta comme commis au fret à Rivière-du-Loup le 13 mars 1946. Il occupera ce poste jusqu’au mois de mai 1947, date à laquelle il entreprit son cours de télégraphiste à la gare de Saint-Honoré. Ce cours lui permit de faire le remplacement d’agent de gare à Edmundston (NB) et à Notre-Dame-du-Lac avant de détenir le poste de télégraphiste à Sainte-Rose-du-Dégelis.
C’est en 1949 qu’il devint le chef de gare à Saint-Louis-du-Ha-Ha en plus de faire du remplacement durant la période estivale pour le même poste à Cabano, Saint-Honoré, Rivière-du-Loup, Notre-Dame-du-Lac, Sainte-Rose-du-Dégelis, Edmundston et Clair.
Lors de la vente du Chemin de fer Témiscouata au gouvernement, le 1er janvier 1950, il était chef de gare à Saint-Louis-du-Ha-Ha. Sa carrière se poursuivit à divers postes et endroits tels que Fitzpatrick, La Tuque, Lévis et finalement Montréal où il terminera en 1983 comme Directeur (Réseau) du Programme de ventes pour la société Via Rail Canada.
Adrien Levasseur a toujours eu beaucoup d’intérêt pour l’histoire et la généalogie. C’est ainsi qu’au début des années ’60, il commença des recherches sur la généalogie de la famille Levasseur et de celle de son épouse Cécile Thibault. Ces nombreuses et laborieuses années de recherche lui ont permis, au cours de sa trop brève retraite, de publier les ouvrages suivants :
- « Laurent Levasseur - Origine et histoire et la première génération en Nouvelle-France » en 1988,
- « Pierre Levasseur dit Lespérance et la première génération en Nouvelle-France » en 1989,
- « Le Chemin de fer Témiscouata » en 1994.
Soucieux d’aider les chercheurs amateurs, il publia également les recensements suivants :
- « Recensement nominal des paroisses : Fraserville (village), Chemin du lac Témiscouata, Saint-Patrice, Cantons Whitworth et Viger, Kakouna, Saint-Arsène, Saint-Éloi, L’Isle-Verte, Trois-Pistoles, année 1851 »,
- « Recensement 1861 - Comté de Témiscouata ».
Alfred Levasseur
Monsieur
Alfred Levasseur, un pionnier en ce qui concerne les recherches portant
sur l’ancêtre Laurent Levasseur et ses descendants. M. Levasseur est
né le 3 janvier 1930 à Rivière-Verte au Nouveau-Brunswick. Il est le
fils de Georges Levasseur et de Rose-Anna Levasseur, originaires de la
région de Kamouraska (Sainte-Hélène).
Lors de notre rencontre à
Sainte-Croix-de-Lotbinière, dans sa résidence surplombant le majestueux
fleuve Saint-Laurent, M. Levasseur nous a relaté de nombreux souvenirs
sur ses voyages au pays de son ancêtre Laurent à Bois-Guillaume en
Normandie et nous a permis de consulter plusieurs documents accumulés
au cours de ses nombreuses années de recherches.
Déjà dans les
années 70, sa bibliothèque personnelle comptait plus de 500 volumes
concernant l’histoire et la généalogie. En 1978, pendant 10 jours, il
s’installe à Rouen où il fait des recherches dans les différents
registres de la région. Ses recherches en France sont très fructueuses
puisqu’il en rapporte un grand nombre de photocopies de documents
officiels. Bref, l’ensemble de ses recherches s’échelonne sur une
période de plus de six années pendant lesquelles il accumule des
milliers de documents en vue de la production d’un ouvrage.
En 1980, il publie un volume «Généalogie et histoire de Laurent Levasseur». Ce recueil de près de 300 pages est constitué en très grande partie de différents documents, tels que des correspondances avec les autorités françaises, des photos de Bois-Guillaume et de Rouen, plusieurs photocopies d’actes, des plans de cadastre de terrains de la région de Kamouraska sur lesquels les premiers descendants de Laurent se sont établis et naturellement la généalogie directe de l’auteur.
